Le but principal de cette communication est d’observer et de décrire en détail des pratiques typiques et caractérisées de sentiment d’appartenance de la communauté de Gentilly, afin de faire ressortir les facteurs de contribution au développement intergénérationnel du sentiment d’appartenance. Il y a 40 ans, la communauté de Gentilly a pris en charge ses activités de loisirs, afin d’offrir des activités aux enfants, en organisant des campagnes de levée de fonds que l’on retrouve sous forme de soirées récréatives et sociales, appelées Carnaval de Gentilly. Ces soirées sont devenues des lieux de rassemblements où l’on retrouve toutes les générations. Les familles participent inconditionnellement à ces soirées, ce qui permet de développer un fort sentiment d’appartenance communautaire. Les rituels de cette communauté amènent plusieurs questionnements puisque beaucoup d’auteurs considèrent la postmodernité comme l’avènement de l’individualité. Par contre, cette population nous indique que l’appartenance communautaire est encore présente. Cette communication présentera un cadre d’analyse original qui expliquera la réalité sociale étudiée, indépendamment de toute préoccupation idéologique ou politique. De plus, elle servira à faire évoluer le domaine de la culture québécoise quant au sentiment d’appartenance communautaire. Nous avons d’ailleurs constaté qu’il existe peu de recherches sur le sentiment d’appartenance en contexte de localités de taille moyenne. Il sera question d’une méthode de recherche qualitative inductive d’immersion et d’émergence avec réduction analytique par densification théorique. Deux instruments de mesure sont utilisés. Premièrement, l’observation participante est l’instrument de mesure principal. Afin de valider et bonifier les observations du chercheur, une analyse de contenu des archives (procès-verbaux, statistiques, photographies disponibles sur le site Internet du Carnaval de Gentilly) des deux dernières années du Carnaval et des enregistrements audio-visuels des mêmes années. Cette structure permettra d’approfondir le sujet traité et de préciser des détails et des particularités qui ne serviront pas à généraliser, mais plutôt à détailler des pratiques typiques et caractérisées de sentiment d’appartenance dans cette localité et de tirer des leçons sur la typicité du fort sentiment d’appartenance communautaire.
Accès au document: D20_Brigitte_Perron.pdf
Through the lens of a peer: South African adolescents’ perceptions of boredom and risk in leisure
Lisa Wegner, University of the Western Cape (Bellville, South Africa); Alan Flisher, University of Cape Town (Cape Town, South Africa)
Before leisure can be used to promote development in communities, it is necessary to understand how individuals experience leisure, and the influence of the environment on their participation in leisure pursuits. However, there is a paucity of leisure research in South Africa. Therefore, we conducted a qualitative study that addressed the following research questions: (1) What are adolescents’ experiences during leisure? (2) How does the environment influence their experiences? (2) Why does leisure boredom occur? (3) How do adolescents perceive leisure boredom to be related to risk behaviour? The study was conducted in two economically impoverished communities situated approximately 35 km from the center of Cape Town, South Africa. Both communities have high rates of substance use, HIV infection, teenage pregnancy, violence and crime. Using purposive sampling, 15 adolescents who were attending school, and 17 adolescents who had dropped out of school, were recruited into the study. Data sources included photographs taken by the participants, and focus groups. The photographs were used to trigger discussion around leisure, boredom and risk. The data was analyzed using NVivo, and four themes emerged: (1) ‘No entry – no exit’, which dealt with limited leisure resources and opportunities, and issues of poverty (2) ‘Too much free time, but you have time for yourself’, which dealt with experiences in leisure, having nothing to do, being alone, and hanging out on street corners (3) ‘Boredom is dangerous’, which dealt with the search for fun in leisure time and risky pursuits, and (4) ‘Every person must get bored’, which dealt with boredom as a part of life and as a means of promoting action. The results provide clear evidence that these young people experience boredom as they are deprived of exploring and participating in leisure pursuits. The impoverished environment and lack of leisure resources contributed to the situation. Strategies are needed to develop leisure programs and promote leisure education in schools and communities for young people living in such areas.
Access to document: D20_Lisa_Wegner.pdf