Depuis ces dernières décennies, l’intensification de la précarité des structures dans tous les domaines, particulièrement dans celui de la profession et de l’emploi, fait que l’individu se sente de plus en plus coupé de ses attaches sociales, ethniques, nationales, familiales et communautaires, et donc abandonné à lui-même. Cette sensation s’aiguise naturellement chaque fois que l’être quitte son emploi du temps organisé autour de ses obligations professionnelles et sociales, ou en est démis. Le loisir est alors, contraint et forcé. Dans ce sens le temps libre devient, en s’élargissant, un espace difficile à veiller et donc à surveiller. C’est un espace où l’être est “sommé” de choisir et de se choisir; c’est un lieu où il peut exprimer son unicité, hors des rôles et des tâches à accomplir, ou au contraire, s’agglutiner dans le sillon d’une “tendance” - éphémère par définition. C’est aussi l’heure de toutes les opportunités comme de tous les risques, l’heure des désirs, des tentations, des aspirations personnelles qui se conjuguent avec la légitimité reconnue et intériorisée du moi individuel, libre de toute identité préétablie. Nous pouvons dire que l’ère du loisir est l’ère de l’être-individu, dégagé du déterminisme absolu, qu’il soit social ou identitaire. L’homme est libre de se chercher et de se faire mais aussi de s’abandonner. C’est à ce carrefour que nous voulons le retrouver. C’est un carrefour d’où partent deux voies principales, celle qui mène à l’individualisme -centré sur une satisfaction obsessive de besoins extérieurs que le raffinement consommateur ne fait qu’exacerber à l’infini- et celle qui va dans le sens de l’individualité –tournée vers une aspiration intérieure qui transcende le concret. En nous inspirant de Martin Buber pour l’attitude duelle de l’homme à l’égard du monde en général, et de l’autre en particulier, nous essaierons de montrer l’aspect essentiel des relations communautaires créées volontairement pour l’épanouissement individuel. Nous nous appuierons aussi sur le concept du “processus d’évolution consciente” de Gonzalez-Pecotche pour dégager ce qui permet d’envisager l’ère du loisir comme l’ère susceptible de voir surgir l’unicité authentique de l’être en tant qu’individu, partenaire créatif et conscient d’une nouvelle forme de communauté.
Accès au document : B26_Elie_Cohen.pdf
Le partenariat entre le réseau de la santé et le milieu communautaire, une recette gagante pour la participation sociale des personnes avec des déficiences physiques
Roger Cantin, IRDPQ (Québec, Canada); Stéphanie Cantin,
Centre communautaire de Beauport (Québec, Canada)
Depuis 2001, la collaboration entre le Centre de santé et services sociaux Québec nord(CSSSQN), l’Institut de réadaptation en déficiences physiques de Québec (IRDPQ) et le Centre communautaire de Beauport ont voué leurs efforts à l’intégration et au bien être des personnes aux prises avec des déficiences physiques en démontrant qu’un partenariat entre le réseau de la santé et le milieu commuanutaire est viable dans une programmation de loisirs adaptés. Les ingrédients d’une recette gagantes: la communication, le support, la responsabilisation, la confiance et l’implication qui se traduisent par un comité de partenaires actif et par l’implication des participants et des partenaires. Présentation de l’historique et des responsabilités et de la contribution respective de chacun des partenaires.
Accès au document : B26_Roger_Cantin.pdf
Loisir en milieu multi-ethnique : deux cas dans les centres communautaires de loisir
Denise Beaulieu, Centre communautaire de loisir de la Côte-des-Neiges (Québec, Canada); Stéphane Lamothe, Centre Landry de Trois-Rivières (Trois-Rivières, Canada)
Le Centre communautaire de loisir de la Côte-des-Neiges est situé dans un quartier à concentration importante de communautés immigrantes. Le Centre a dû développer une expertise et des façons de faire qui ont favorisé l’intégration des immigrants et la création d’un sentiment d’appartenance pour l’ensemble des citoyens de la communauté. Le Centre Landry est nouvellement sensibilisé, à Trois-Rivières, à l’arrivée de réfugiés et d’immigrants. Soucieux de répondre adéquatement aux besoins de l’ensemble de la population, la direction du Centre a entrepris une démarche d’implication avec les communautés immigrantes dans un quartier où la population est vieillissante et très réfractaire à la diversité culturelle.
Accès au document : B26_Denise_Beaulieu.pdf